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Victoire de Mme Takaichi aux élections générales japonaises (8 février 2026)/Mz Takaichi wins Japan’s general election (8 February 2026)
mercredi 11 février 2026, par
Les élections pour la Chambre des représentants ont eu lieu le 8 février. Cette fois, les sondages ne se sont pas trompés : la première ministre Takaichi Sanae a gagné haut la main son pari, une dissolution surprise/ Elections for the House of Representatives were held on 8 February. This time, the polls were right : Prime Minister Takaichi Sanae won her gamble hands down, with a surprise dissolution.
Les élections pour la Chambre des représentants ont eu lieu le 8 février. Cette fois, les sondages ne se sont pas trompés : la première ministre Takaichi Sanae a gagné haut la main son pari, une dissolution surprise avec un calendrier très serré (16 jours de campagne), y compris aux yeux de son propre parti car on n’avait pas vu l’annonce d’une dissolution depuis 1966 dès l’ouverture de la session parlementaire. Elle a aussi pris le risque de l’annoncer avant le débat budgétaire, ce qui a également suscité l’étonnement de son parti, et elle en a fait un référendum sur sa politique : cela se traduit par un triomphe électoral, bien qu’immédiatement après l’annonce de dissolution, sa cote de popularité ait nettement baissé : le résultat est sans appel.
Sur une chambre des représentants de 465 membres (289 élus au scrutin majoritaire et 176 à la proportionnelle), son parti, le parti libéral démocrate (PLD, conservateur) en sort avec 310 sièges, les deux tiers du nombre de sièges de l’Assemblée pour la première fois depuis que ce système électoral a été introduit en 1996. Il permet à la chambre basse de faire passer ses projets de loi même s’ils sont rejetés à la chambre haute où le PLD est minoritaire.
Le PLD n’a même plus besoin d’alliance telle que celle qui lui a permis de gouverner depuis septembre 2025 avec le « parti du renouveau japonais » (nationaliste). Celui-ci, bien implanté à Osaka, n’a pas réussi à en sortir. Cette situation confortable pour le PLD ne s’était pas produite depuis la 2ème guerre mondiale ; de plus, si en croit les sondages à la sortie des urnes, la jeunesse a beaucoup voté pour Mme Takaichi alors que le PLD paraissait vieilli et en perte de vitesse.
Pourtant, un certain agacement a accompagné cette campagne électorale : une élection en février se fait sous la neige, cela est arrivé jusque dans Tôkyô et pas seulement à Hokkaido où c’est plus fréquent.
N’était-ce pas justement l’objectif recherché pour fragiliser l’opposition ? Le parti centriste a été fondé le 16 janvier dernier par le Parti constitutionnel démocrate et le Parti Komeitô. Il avait pour objectif de rassembler les forces centristes en mettant en avant le slogan « Les citoyens d’abord », mais il a subi une défaite cuisante, passant de 167 sièges avant les élections à 49 sièges, soit une perte de 70 %.
Des personnalités importantes telles que le fondateur du parti constitutionnel Edano, le vieux leader Ozawa Ichiro et d’autres cadres ont été battus les uns après les autres. Les dirigeants des deux partis, M. Noda, ancien Premier ministre et M. Saito ont démissionné, assumant la responsabilité de cette déroute.
Lors d’une conférence de presse tôt le matin du 9, M. Noda a déclaré : « C’est une responsabilité énorme qui mérite mille morts. ». Il faut dire que l’alliance, forgée juste avant les élections, entre le « Parti constitutionnel » défendant la Constitution pacifiste du 3 novembre 1946 dont le chef de file était M. Edano Yukio, plusieurs fois ancien ministre, ne pouvait guère incarner le renouvellement. L’alliance entre l’héritier du parti socialiste et le Kômeito (parti de la lumière, bouddhiste) a certainement dérouté les électeurs de l’un et l’autre, aboutissant à ce recul historique.
On n’avait pas vu cela au moins depuis 1969 où seul le gouvernorat de Tôkyô était en jeu, en un temps où le parti bouddhiste jouait le jeu de l’union de la gauche !
Cependant l’insatisfaction demeure à l’égard du PLD, régulièrement accusé de faire campagne, ce qui au Japon coûte particulièrement, avec de l’argent caché, en particulier celui de l’Eglise de l’unification (secte Moon) alors que la majorité des citoyens voient leur pouvoir d’achat stagner, au moment où M. Trump frappe tous azimuts tantôt d’une augmentation de droits de douane, son remède favori, tantôt d’un alourdisssement de la contribution déja élevée aux dépenses de défense censées permettre de protéger le Japon contre des voisins hostiles (Corée du Nord, Chine à la limite) alors que l’inconstance du Président américain ne garantit guère leur effectivité.
Habilement, Mme Takaichi quant à elle met en avant la revitalisation de l’économie et le soutien au pouvoir d’achat (rappelons que son modèle était pourtant Mme Thatcher…).
C’est en particulier le cas de l’énergie : son gouvernement a approuvé le redémarrage de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, la plus grande du monde, 13 ans après la catastrophe de Fukushima qui avait provoqué l’arrêt de toutes les centrale nucléaires dont une partie a depuis été remise en service.
Revitalisation également dans le « pétrole du 21ème siècle », les semi-conducteurs. Le leader mondial du haut de gamme, le taiwanais TSMC, va investir à Kumamoto à hauteur de 12,2 Milliards de dollars, avec une participation de l’Etat promise par Mme Takaichi. C’est l’intelligence artificielle qui en constituera le principal débouché. Simultanément, le champion national Rapidus réunirait 30 sociétés-actionnaires avec à leur tête Softbank et Sony.
Une de ses forces est son pragmatisme. Elle a promis au début de la campagne une révision des normes de travail, la première depuis 1987, répondant à l’émotion populaire : une nouvelle employée du géant publicitaire Dentsu s’était suicidée à cause du surmenage après avoir fait de longues heures supplémentaires.
Autre force, être une femme ce qu’on n’avait jamais vu. Mme Tsujimoto, ex-leader socialiste, s’est montrée fort élogieuse sur sa ténacité alors qu’elles appartiennent à des camps opposés : Mme Takaishi, elle, a su briser le « plafond de verre » qui pesait et continue de peser sur les femmes en politique.
Plus généralement, le marché, momentanément inquiet de la poursuite de la politique d’assouplissement quantitatif qui alourdit la dette publique, entretient l’inflation, provoque la baisse du yen par rapport au dollar et encourage les Japonais à placer de plus en plus leurs investissements à l’étranger et de ses propos quand elle déclare peu avant le début de la campagne que « la politique budgétaire jusqu’à présent avait été affectée par la « malédiction de l’austérité excessive » est finalement très satisfait de cette victoire du PLD : + 3,89% le 9 février.
S’agissant du soutien au pouvoir d’achat, qui est la préoccupation n°1 des Japonais, suivi par la retraite et les questions de sécurité, Mme Takaichi a annoncé la suppression pendant les deux ans à venir de la taxe à la consommation sur les produits et boissons alimentaires.
Au croisement entre politiques extérieure et intérieure, le gouvernement a adopté le 23 janvier, alors que la campagne électorale avait commencé, un paquet de mesures qui devraient être mises en œuvre d’ici l’été sur les étrangers qui étaient 2.57 millions en octobre 2025, +11.7% par rapport à l’année précédente, parmi lesquels les plus nombreux sont les Vientamiens suivis par les Chinois, Philippins, Népalais et Indonésiens.
Ils seront astreints à des règles plus strictes sur l’acquisition de terres et le statut de la nationalité ainsi qu’à des programmes d’étude de la langue et du mode vie nippons. Des mesures seront également prises contre le "surtourisme" avec un encouragement à élargir le champ des visites.
La diplomatie n’a pas été oubliée. Certes, fin novembre 2025, Mme Takaichi était tombée dans le piège tendu par le leader du parti contitutionnaliste Noda,vieux praticien de la politique : elle avait alors répondu que si Taiwan était attaquée, cela constituerait une menace « existentielle » pour le Japon, ce qui avait provoqué de vives remontrances et représailles économiques de Pékin.
Depuis, elle affecte d’ignorer la mauvaise humeur de Pékin, ce qui lui a valu une grande popularité : enfin une Première ministre qui sait dire son fait au pouvoir chinois, dont elle a ensuite ignoré l’ire sans autres conséquences dans l’immédiat.
Elle a aussi pris soin de mettre en scène sa stature internationale : bonne entente avec le président sud-coréen Lee Jae-myung rencontré le 13 janvier et avec lequel les sujets d’accord sont nombreux, qu’il s’agisse de la lutte contre la criminailité organisée ou de l’armement nucléaire de la Corée du Nord. Aucun des deux n’a exprimé publiquement ce qui est dans toutes les têtes : la nécessité de faire front contre la propension de Pékin à l’hégémonie.
Elle a également rencontré le 16 janvier Mme Meloni. Le Japon et l’Italie vont coopérer dans l’accès aux minerais critiques et au spatial ainsi que sur le gaz naturel liquéfié avec le géant italien ENI.
Elle a également pris soin de rencontrer rapidement le Président Trump ainsi que les dirigenants des pays d’Asie du Sud-Ouest à l’occasion du sommet tournant de l’ASEAN.
Elle a enfin reçu le Premier ministre britannique Starmer le 31 janvier et ils ont partagé leurs préoccupations dans le champ de la sécurité, y compris économique, la préservation de l’accès aux minerais critiques et le lancement d’un partenariat cyber-sécuritaire. Ils ont partagé leurs vues des intrusions chinoises.
Conclusion : Une véritable « fièvre Takaichi » comme la qualifie la presse s’est emparée de la jeunesse. Première femme à accéder au plus haut mandat, souriante, sympathique, n’hésitant pas à dire ou prétendre dire ce qu’elle pense, il est frappant de constater qu’elle suscite de la sympathie même dans l’opposition. On peut la qualifier de « populiste », toujours est-il que son image de proximité contribue à son succès.
Que va-til se passer maintenant ? Elle va, selon la grande presse japonaise, former un second gouvernement chargé de mettre en œuvre ses promesses, y compris la promotion d’une politique budgétaire responsable et proactive, une revue de la politique de sécurité et un renforcement des capacités de renseignement.
Elle va donc devoir maintenir un difficile équilibre entre tous ces objectifs. L’un des facteurs contribuant à l’augmentation des dépenses est l’augmentation des dépenses de sécurité sociale due au vieillissement de la population et elle n’y peut pas grand chose.
Le coût de la réparation des infrastructures vieillissantes augmente également, et la réalité est que « c’est une expansion plutôt que de l’austérité » (responsables économiques du gouvernement).
Aussi doute-t-on dans les milieux financiers de sa réussite : « Si les finances publiques jusqu’à présent sont une « austérité excessive » aux yeux de Mme Takaichi, je me demande si sa politique budgétaire n’est pas tout à fait à l’opposé » dit un des acteurs importants du secteur bancaire, notant que « l’indulgence du Japon s’est encore accélérée en raison de la nouvelle catastrophe liée au coronavirus (COVID). Un énorme budget supplémentaire a été préparé, et l’ampleur des dépenses en 2020 a atteint 147,6 trillions de yens (près de 800 Milliards de Yen au cours actuel), la plus importante jamais enregistrée. »
Certes, les Japonais sont les principaux souscripteurs, mais on ne peut exclure une crise financière à terme…
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Elections for the House of Representatives were held on 8 February. This time, the polls were right : Prime Minister Takaichi Sanae won her gamble hands down, with a surprise dissolution and a very tight schedule (16 days of campaigning), even in the eyes of her own party, as there had not been an announcement of a dissolution since 1966 at the opening of the parliamentary session. She also took the risk of announcing it before the budget debate, which also surprised her party, and she turned it into a referendum on her policies : this resulted in an electoral triumph, even though her popularity rating dropped significantly immediately after the announcement of the dissolution. The result is clear.
In a House of Representatives with 465 members (289 elected by majority vote and 176 by proportional representation), her party, the Liberal Democratic Party (LDP, conservative), won 310 seats, two-thirds of the seats in the Assembly for the first time since this electoral system was introduced in 1996. This allows the lower house to pass its bills even if they are rejected in the upper house, where the LDP is in the minority.
The LDP no longer even needs an alliance such as the one that has enabled it to govern since September 2025 with the nationalist Japan Innovation Party. The latter, which is well established in Osaka, failed to win any seats ouside of that region. This comfortable situation for the LDP has not been seen since the Second World War. Furthermore, if exit polls are to be believed, young people voted heavily for Ms Takaichi, while the LDP appeared ageing and losing momentum.
However, there was a certain amount of irritation surrounding this election campaign : an election in February takes place in the snow, which happened even in Tokyo and not just in Hokkaido, where it is more common.
Wasn’t that precisely the objective, to weaken the opposition ? The centrist party was founded on 16 January by the Constitutional Democratic Party and the Komeito Party. Its aim was to unite centrist forces under the slogan ‘Citizens First’, but it suffered a crushing defeat, falling from 167 seats before the elections to 49 seats, a loss of 70%.
Important figures such as the founder of the Constitutional Party, Edano, the veteran leader Ozawa Ichiro, and other executives were defeated one after another. The leaders of both parties, former Prime Minister Noda and Mr. Saito, resigned, taking responsibility for the defeat.
At a press conference early in the morning of the 9th, Mr. Noda stated : ‘This is an enormous responsibility that deserves a thousand deaths.’ It must be said that the alliance, forged just before the elections, between the ‘Constitutional Party’ defending the pacifist Constitution of 3 November 1946, led by Mr Edano Yukio, a former minister several times over, could hardly embody renewal. The alliance between the heir to the Socialist Party and the Komeito (Buddhist Party of Light) certainly confused voters on both sides, leading to this historic setback.
It wasn’t seen since at least 1969, when only the Tokyo governorship was at stake, at a time when the Buddhist party was playing the game of siding with the left !
However, dissatisfaction remains with the LDP, which is regularly accused of campaigning, which in Japan is particularly costly, with hidden money, especially that of the Unification Church (Moon sect), while the majority of citizens see their purchasing power stagnate, at a time when Mr. Trump is striking in all directions, sometimes with an increase in customs duties, his favourite weapon, and sometimes by increasing the already high contribution to defence spending, which is supposed to protect Japan from hostile neighbours (North Korea and China, at the very least), while the US President’s inconsistency offers little guarantee of its effectiveness.
Ms Takaichi, for her part, is skilfully promoting economic revitalisation and support for purchasing power (remember that her role model was Mrs Thatcher...).
This is particularly the case with energy : her government has approved the restart of the Kashiwazaki-Kariwa nuclear power plant, the largest in the world, 13 years after the Fukushima disaster, which led to the shutdown of all nuclear power plants, some of which have since been brought back into service.
Revitalisation is also underway in the ‘oil of the 21st century’, semiconductors. The world leader in high-end products, Taiwan’s TSMC, is set to invest $12.2 billion in Kumamoto, with the government promising to contribute, according to Ms Takaichi. Artificial intelligence will be the main market for this investment. At the same time, national champion Rapidus is bringing together 30 shareholder companies, led by Softbank and Sony.
One of her strengths is her pragmatism. At the start of the campaign, she promised a review of labour standards, the first since 1987, in response to popular sentiment : a new employee of advertising giant Dentsu had committed suicide due to overwork after working long hours of overtime.
Another strength is that she is a woman, something that had never been seen before. Ms. Tsujimoto, a former socialist leader, has been very complimentary about her tenacity, even though they belong to opposing camps : Ms. Takaishi has broken the ‘glass ceiling’ that weighed and continues to weigh on women in politics.
More generally, the market, temporarily concerned about the continuation of quantitative easing policies that increase public debt, fuel inflation, cause the yen to fall against the dollar and encourage Japanese investors to increasingly invest abroad, and her comments shortly before the start of the campaign when she stated that ‘fiscal policy to date had been affected by the “curse of excessive austerity”’, the market was ultimately very satisfied with the LDP’s victory, rising by 3.89% on 9 February.
With regard to supporting purchasing power, which is the number one concern of the Japanese, followed by retirement and security issues, Ms Takaichi announced the abolition of consumption tax on food products and beverages for the next two years.
At the crossroads between foreign and domestic policy, on 23 January, once the election campaign had begun, the government adopted a package of measures to be implemented by the summer concerning foreigners, who numbered 2.57 million in October 2025, an increase of 11.7% over the previous year. The largest group are Vietnamese, followed by Chinese, Filipinos, Nepalese and Indonesians.
They will be liable to stricter rules on land acquisition and nationality status, as well as programmes to study the Japanese language and way of life. Measures will also be taken against ‘overtourism’ with encouragement to broaden the scope of visits.
Diplomacy has not been forgotten. Admittedly, at the end of November 2025, Mz Takaichi fell into the trap set by the leader of the Constitutionalist Party, Noda, a veteran politician : she responded that if Taiwan were attacked, it would constitute an ‘existential’ threat to Japan, which provoked strong reprimands and economic reprisals from Beijing.
Since then, she has pretended to ignore Beijing’s displeasure, which has earned her great popularity : finally, a Prime Minister who knows how to stand up to the Chinese authorities, whose anger she then ignored without any immediate consequences.
She also took care to showcase her international stature : she has a good relationship with South Korean President Lee Jae-myung, whom she met on 13 January and with whom she agrees on many issues, from the fight against organised crime to North Korea’s nuclear weapons programme. Neither of them publicly expressed what is on everyone’s mind : the need to stand up to Beijing’s drive for hegemony.
She also met with Ms Meloni on 16 January. Japan and Italy will cooperate on access to critical minerals and space, as well as on liquefied natural gas with Italian giant ENI.
She also made a point of meeting quickly with President Trump and the leaders of South-East Asian countries at the ASEAN summit.
Finally, she received British Prime Minister Starmer on 31 January, and they shared their concerns in the field of security, including economic security, preserving access to critical minerals and launching a cyber security partnership. They shared their views on Chinese intrusions.
Conclusion : A veritable ‘Takaichi fever’, as the press has dubbed it, has swept through the youth. The first woman to hold the highest office, smiling, friendly, and not afraid to say or claim to say what she thinks, it is striking to note that she inspires sympathy even among the opposition. She may be described as a ‘populist’, but the fact remains that her image of approachability contributes to her success.
What will happen now ? According to the mainstream Japanese press, she will form a second government tasked with implementing her promises, including promoting a responsible and proactive fiscal policy, reviewing security policy and strengthening intelligence capabilities.
She will therefore have to maintain a difficult balance between all these objectives. One of the factors contributing to increased spending is the rise in social security expenditure due to the ageing population, and there is little she can do about this.
The cost of repairing ageing infrastructure is also rising, and the reality is that ‘this is expansion rather than austerity’ (government economic officials).
As a result, there is scepticism in financial circles about her success : ‘If public finances to date have been “excessively austere” in Ms Takaichi’s eyes, I wonder if her fiscal policy is not quite the opposite,’ said one of the major players in the banking sector, noting that "Japan’s indulgence has accelerated further due to the new coronavirus (COVID) disaster. A huge supplementary budget has been prepared, and the scale of spending in 2020 has reached 147.6 trillion yen (nearly 800 billion yen at current rates), the largest ever recorded."
Admittedly, the Japanese are the main subscribers, but a financial crisis cannot be ruled out in the long term...